Amadou BA «Le déficit budgétaire devrait être réduit à 3,5% en 2018»

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Le Ministère de l’Economie, des Finances et du Plan, a organisé une rencontre avec l’Association des Professionnels des Banques et Etablissements financiers (APBEF) du Sénégal, hier à Dakar. C’est dans le cadre de la concertation avec les associations professionnelles des différentes composantes du secteur financier.

« En 2018, le déficit budgétaire devrait être réduit à 3,5%, après 3,7% en 2017 », a déclaré hier à Dakar, Amadou Ba, Ministre de l’Economie, des Finances et du Plan. C’est à l’occasion d’une rencontre entre  son  ministère et l’Association des Professionnels des Banques et Etablissements financiers (APBEF) du Sénégal. D’après M. Ba, pour l’année 2018, le dynamisme de l’économie sénégalaise devrait se renforcer avec un taux de croissance du PIB réel projeté à 7%, après le taux de 6,8% attendu pour 2017. Cette amélioration sera portée par le raffermissement des secteurs secondaire et tertiaire, avec des hausses attendues respectivement à 7,4% et 7%. A l’en croire, la gestion des finances publiques sera marquée par la poursuite de l’accroissement des recettes budgétaires, la maîtrise des dépenses de fonctionnement et l’amélioration de la qualité des dépenses d’investissement. « Le recours aux ressources concessionnelles sera   privilégié et les problèmes de trésorerie connus ces dernières, imputables notamment au déséquilibre financier structurel du  service public postal, ainsi qu’au financement des retraites, devraient être  complètement réglés », a-t-il soutenu.

Pour le Ministre  de l’Economie,  le gouvernement doit aujourd’hui prendre en charge deux questions essentielles pour l’activité économique, à savoir le financement de la campagne de commercialisation des produits agricoles et celui des PME. Concernant la campagne agricole, dira Amadou Ba, l’Etat a consenti des efforts financiers importants pour permettre aux producteurs de disposer de semences de qualité et d’intrants en quantité. La réussite de cette campagne nécessitera l’intervention du système bancaire pour apporter les financements requis. S’agissant du financement des petites et moyennes entreprises, le Ministre de l’Economie a avancé que le développement des PME a toujours été considéré comme un levier de la croissance économique de nos pays, eu égard à leur prédominance dans notre tissu économique. Toutefois, leur difficulté à accéder au crédit a toujours été citée comme principale contrainte à leur développement.

Quant à Bocar Sy, Président de l’APBEF, il est revenu sur les performances du secteur. Ce dernier a listé, au 31 décembre, 28 banques et établissements financiers au service de l’économie, 5150 collaborateurs permanents, 412 agences à travers le pays et 1597000 détenteurs de comptes  bancaires. « Nous portons sur 2016 des engagements de 3.331 milliards, contre 2954 milliard  en 2015», a-t-il rappelé. Selon  M. Sy,  le rappel de ces chiffres importants est pour dire qu’ils peuvent et doivent mieux faire. C’est une performance  certes encourageante,  dans un faible  taux de bancarisation  de 18%. « Ces chiffres interpellent tous les acteurs du secteur en mesure d’apporter directement ou indirectement leur contribution pour  atteindre une inclusion  à hauteur de nos attentes respectives », a laissé  entendre le président de  l’APBEF.