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TOUT CE QU'IL FAUT FAIRE APRÈS L'ENTRETIEN

Vous avez passé votre entretien. Soit. Mais tout n'est pas terminé pour autant. Voici la liste de tout ce qu'il vaut mieux faire dans la foulée.

Debriefing : mode d'emploi

Pour ne pas répéter les mêmes erreurs, il importe de faire un débriefing après chaque entretien de recrutement. Un réflexe constructif qui suppose de se remettre en question.

Règle n°1 : être réactif

N’attendez pas trois jours avant de coucher sur papier vos remarques sur l’entretien que vous venez de passer. Notre mémoire n’est pas infaillible, il faut donc noter ses impressions à chaud pendant qu’on les a encore en tête. Au mieux, quelques heures après l’entretien. Au pire, le lendemain. 

Règle n°2 : consigner des informations

Durant l’entretien, le recruteur a dû vous livrer une myriade d’informations sur l’entreprise et le poste que vous visez. Rassemblez ces éléments et établissez une carte d’identité de l’entreprise ainsi qu’une fiche de poste. Celles-ci viendront compléter les informations que vous avez déjà glanées. Elles devraient s’avérer utiles pour la suite, notamment lors d’un second entretien.

Règle n°3 : s’auto-évaluer

C’est certainement l’étape la plus difficile car il faut prendre suffisamment de recul pour juger sa prestation. Intéressez-vous à votre attitude pendant l’entretien : gestes, position, débit de parole, moments de pause, tics de langage… Ensuite, interrogez-vous sur le fond. Vous-êtes-vous suffisamment mis en valeur ? Les compétences sur lesquelles vous avez insisté étaient-elles en adéquation avec le poste ? Votre motivation a-t-elle suffisamment transparue ? Mais aussi : à quels moments vous-êtes-vous senti le moins à l’aise ? Sur quelles questions avez-vous trébuché ? Ce n’est qu’une fois ses points faibles identifiés que le candidat pourra les travailler. 

Règle n°4 : exploiter ces données

Ne vous contentez pas de dresser un constat : interprétez vos réponses et tirez vos conclusions. Si, par exemple, vous n’avez pas réussi à étayer vos propos avec des exemples concrets, c’est peut-être parce que vous n’y aviez pas suffisamment réfléchi. Votre objectif ? Rectifier le tir pour le prochain entretien.

Le planning de la relance

Vous quittez tout juste le bureau du recruteur suite à un entretien. Ne considérez pas que la balle est dans son camp. Prenez les devants car finement articulée, une bonne relance peut peser dans la balance. 

Fin de l’entretien : je planifie ma relance

Avant de terminer l’entretien, renseignez-vous sur la suite du processus de recrutement et sur les modalités de prise de contact (mail, téléphone, courrier…). Cette démarche, appréciée des recruteurs, démontrera votre intérêt pour le poste.

Exemples : « Si mon profil vous intéresse, d'ici combien de temps pensez-vous me recontacter pour un second entretien ? », « Préférez-vous que je reprenne contact avec vous par email ou par téléphone ? »  

J+1 : je remercie par mail

Le lendemain, envoyez un mail au recruteur pour le remercier de vous avoir reçu. Pensez également à fortifier votre candidature en lui rappelant vos compétences-clés pour le poste ou en lui donnant une ou deux informations complémentaires. Vous prouverez, par la même occasion, que vous avez un esprit de synthèse.

Exemple : « Je tenais à vous remercier pour l’accueil que vous m’avez réservé hier et vous confirmer mon intérêt pour le poste d’analyste financier que vous proposez. J’ai bien noté que vous étiez à la recherche d’un profil spécialisé dans le recouvrement amiable. Comme nous l’avons évoqué hier en entretien, j’ai eu l’occasion, lors de mon précédent poste, de gérer tous types de contentieux. Cela m’amène à penser que je serai parfaitement opérationnel dans les fonctions que vous voudrez bien me confier. » 

J+7 : je relance par téléphone

Tentez d’avoir au bout du fil la personne qui vous a reçu en entretien. Si vous ne parvenez pas à passer le barrage des secrétaires qui ont souvent pour consigne de filtrer les appels, pensez à téléphoner en fin d’après-midi, après 17h. L’enjeu de ce coup de téléphone est de rafraîchir la mémoire du recruteur et de savoir si vous faites partie de sa « short list ». Attention : ne confondez pas relance et harcèlement. Restez courtois, même si le recruteur est évasif dans sa réponse.

Exemples : « Nous nous sommes rencontrés il y a une semaine. Peut-être avez-vous aujourd’hui de nouvelles questions à me poser ? », « Vous avez dû rencontrer d’autres candidats depuis notre rencontre. Je souhaitais savoir, avec le recul, ce que vous pensez de mon profil », « Avez-vous quelques éléments à partager avec moi concernant le poste ? ».